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Des « souliers rouges » un peu hésitants aux Folies-Bergères

« Les souliers rouges« , c’est une conte musical produit par Marc Lavoine et Fabrice Aboulker, et chanté à sa sortie il y a plusieurs années de cela par Marc Lavoine donc, Arthur H et Coeur de Pirate. Un trio bien assorti pour cette oeuvre inspirée du conte d’Handersen, Les Chaussons Rouges. On est néanmoins beaucoup plus proche de Faust que d’Handersen dans cette interprétation. Une oeuvre à fort potentiel mais qui se révèle un peu décevante.

Les souliers rouges : « Vivre ou ne pas vivre »

 

L’histoire ressemble à beaucoup de contes : une jeune fille naïve et idéaliste, Isabelle, rêve de devenir danseuse à l’Opéra de Paris. Victor, chorégraphe à l’Opéra, rêve de renouer avec le succès et pactise avec le diable qui lui offre des pointes rouges magiques. La danseuse qui le portera brillera de succès mais l’opéra est « maudit » et interdit à la danseuse de tomber amoureuse. Victor engage Isabelle qui toujours amoureuse d’un journaliste qui s’intéresse à sa réussite soudaine, Ben. Faut-il alors « vivre ou ne pas vivre » sa passion ? Ses passions ?

 

 

Les Souliers Rouges, c’est d’abord une belle histoire et des voix, celles du trio qui fonctionne particulièrement sur l’album. Mais du studio à la scène, il y a un long chemin. Il n’y a pas d’orchestre aux Folies, ce qui impose une bande son un peu désagréable en live. La mise en scène est plutôt réussie, sobre et usant du numérique avec intelligence. Mais le casting souffre de la comparaison de 3 grandes voix. Benjamin Siksou et Loryn Nounay sont encore débutants face à Marc Lavoine ou Coeur de Pirate. Le trio s’en sort malgré tout : cela vit, cela danse même un peu. Mais c’est surtout là que le bât blesse : cela ne danse pas assez. Isabelle est une vraie ballerine, ce que la chanteuse qui l’interprète n’est pas. On s’attend  à des scènes de ballet à couper le souffle et on n’observe que quelques sauts, sauf quand la doublure se charge des pas de danse. C’est vraiment dommage, pour un comédie musicale autour de la danse. Heureusement, des danseurs  professionnels accompagnent et enrichissent considérablement les scènes tout au long du spectacle.

Au final, que reste-t-il des Souliers rouges ? De belles chansons mais peut-être pas un spectacle aussi flamboyant qu’attendu. C’est loin, Broadway.

 

Avis : 

Les souliers rouges, Les Folies Bergères,  jusqu’au 19 avril 2020

 

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Photo : Fabrice Chapuis

 

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